Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

CULTURE

L'association Taafé Vision en collaboration avec CANAL+ Burkina, à travers son projet d'accompagnement pédagogique CANAL+ University ont organisé le jeudi 31 mars 2022 à Canal Olympia Yennenga, une conférence de presse suivie d’une projection de courts métrages réalisée par des femmes.

« Juge T blanche » de Nafissatou Laguempedo et « Au-delà de l’amour » de Esther Bancé, sont les deux courts métrages fiction projetés jeudi par l’association Taafé Vision, en partenariat avec CANAL+ Burkina. Ces films ont été réalisés à l’issue d’une formation de dix femmes à l’écriture et à la réalisation. L’objectif est d’agir pour une représentativité plus significative de la femme dans l’industrie cinématographique et audiovisuelle.

«Chez Canal+, nous soutenons les initiatives de formation et encore plus celles qui luttent contre les inégalités de genre. C’est quelque chose qui nous touche beaucoup. Comme le disait Thomas Sankara, un pays ne peut pas se développer s’il laisse la moitié de sa population de côté. C’est exactement la même chose pour l’économie. Ici, nous avons formé des réalisatrices, des techniciennes. Nous avons de très beaux projets de films. L’apport de CANAL+ a été d’aider à trouver des techniciens, un espace pour la diffusion de ces projets, de continuer à soutenir Taafé vision et Azaratou Bancé que je remercie pour son excellent projet », explique le directeur général de CANAL+ Burkina, Jonathan Lett.

«Ce sont des femmes qui veulent montrer ce qu’elles ont à dire. Nous, nous sommes juste là pour les accompagner. Elles ont de très beaux projets, elles se battent, elles valent autant que les hommes et elles le prouvent. Nous avons juste voulu être à leurs côtés», ajoute-il.  

Azaratou Bancé est la présidente de l’association Taafé Vision, structure initiatrice du projet  «De l’idée au court métrage», qui a permis à une dizaine de femmes d’acquérir des compétences techniques nécessaires pour réaliser des œuvres cinématographiques de belles factures.

A l’issue de cette formation soutenue par CANAL+ Burkina, trois films ont été réalisés. Il s’agit de «Manipulation» de Assita Soma, «Au-delà de l’amour» de Ekua Esther Bancé et de «Juge T. Blanche» de Nafissatou Laguempedo.

Taafé Vision se bat pour plus de présence de femmes dans le cinéma et veille pour la prise en compte du genre dans les productions audiovisuelles.  Et en organisant cette formation, Azaratou Bancé explique que c’est une manière de permette aux femmes de mieux investir l’univers cinématographique, un milieu dominé par les hommes. «Il y a beaucoup de femmes qui se forment. Malheureusement, après ces formations, on ne les voit pas sur les plateaux. Nous n’avons pas beaucoup de femmes réalisatrices, scénaristes. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en place ce projet pour pouvoir permettre à ces femmes de s’exprimer. Ce qui nous réunit aujourd’hui, ce sont trois films que ces femmes ont pu réaliser depuis la première formation de "Ecrire au féminin" jusqu’à "De l’Idée au court métrage"», résume-t-elle.


Nafissatou Laguempedo est l’une des bénéficiaires de la formation. Elle est la réalisatrice de «Juge T. Blanche», l’un des courts métrages projetés. Pour elle, le projet se justifie amplement parce que «La femme a rarement la parole. A travers cet art,  nous faisons de notre mieux pour faire évoluer les mentalités, faire aussi changer la société». Son film, ajoute-t-elle, lui a été inspiré par une sordide histoire. «Je suis partie d’une excursion dans une petite localité à l’ouest du Burkina pendant laquelle je suis tombée sur une petite fille d’environ dix ans enceinte. Elle était blâmée, mise à l’écart. Le père de l’enfant était son papa qui est un chef», se souvient-elle, ajoutant qu’elle a voulu se pencher sur les séquelles d’un tel drame sur les victimes.   

Azaratou Bancé, la présidente de l’association Taafé vision espère que les films seront diffusés et projetés dans des espaces publics pour sensibiliser le public sur certaines questions.